
Il est toujours tentant pour beaucoup de critiquer facilement Chris Brown, et son nouvel album BROWN ne fait pas exception, mais ce projet mérite pourtant beaucoup plus de compliments que de reproches.
Tout d'abord, il ne faut pas être freiné par le nombre de chansons - une étrange habitude dont il ne peut plus se défaire depuis 2017 et qui rebute malheureusement beaucoup de gens. Il est donc regrettable qu'il leur tende encore le bâton pour se faire battre avec 27 tracks. On peut en plus déjà imaginer qu'il enchainera sur une édition deluxe contenant une bonne douzaine de nouvelles chansons. Mais pourquoi lui en vouloir lorsqu'elles sont réussies ? C'est seulement plus compliqué statistiquement d'allier quantité et qualité, mais il a mieux relevé le défi que sur ses 4 derniers albums à rallonge où le résultat était plus mitigé. D'ailleurs J. Cole nous a déjà prouvé en début d'année avec The Fall-Off que l'album de la maturité peut être aussi long que réussi.
Mais revenons-en à BROWN. L'intro Leave Me Alone est à elle seule de très bonne augure quant à la qualité de ce qui suit grâce à sa vibe R&B old-school chaleureuse et la qualité du vrai travail musical fourni. Sa structure est très soignée, avec une vraie intro instrumentale de plus d'une minute et demi, la présence d'un bridge et d'une outro de 30 secondes, le tout sur une durée de pas moins de 6 minutes - fait absolument incroyable de nos jours où les chansons dépassent rarement 3 minutes. Cette superbe production de Metro Boomin figure aisément parmi les chansons les plus abouties de la carrière de Breezy avec une envie évidente de revenir aux grandes heures de la musique.


